Et voici en primeur les photos de notre visite touristique de Londres…
Concert de la Salvation Army à la station Marylebone le 14 décembre 2006. 17h25.
Cors, trombones, trompettes, habits gansés de rouge et cuivres dorés: un moment hors du temps, tout simplement enchanteur. Marylebone est l’une des plus belles stations de Londres, avec ses petites boutiques et murs de brique rouge. On trouve detout avant de rentrer: Marks & Spencer Food, un étal de noix et bonbons, un fleuriste, boutique de cartes de souhait, les journaux, un Starbucks…
Marble Arch, à l’entrée nord-est du Hyde Park
D’abord construite sous George IV en 1828 par l’illustre architecte John Nash, Marble Arch aura servi de grande porte d’entrée au palais de Buckingham. Puis, en 1851, Buckingham change de décor et Marble Arch doit déménager à son emplacement actuel, trop étroit qu’elle est devenue pour accommoder le grand carosse d’or de Queen Victoria et Prince Albert.
L’arche Wellington au sud-est de Hyde Park Située au coeur de Londres, au sud du Hyde Park, Wellington Arch est tout comme Marble Arch, une autre commande de George IV cette fois comme grande porte de sortie de Buckingham. Terminée en 1830, elle aussi dut déménager; elle fut transportée à son site actuel vers 1882, entre Grosvenor Place, Piccadilly et Knightsbridge. La statue de l’ange descendant parmi nous sur son chariot de guerre située au sommet de l’arche est la plus grande scupture de bronze de toute l’Europe.
Harrods-by-night, Knightsbridge, temple de la consommation à prix fort.
Omnia Omnibus Ubique – All Things, For All People, Everywhere, telle est la devise du plus grand magasin à rayons d’Europe. Ça ne va plus pour la famille royale cependant. Probablement dû aux allégations de conspiration de son actuel propriétaire Mohamed Al-Fayed concernant le décès de la princesse Diana et de son fils Dodi , Harrods n’arbore plus les armoiries de fournisseur attitré de la famille royale.
Harrods fin prêt pour Noël
Le magnifique V&A Museum Il n’y aura pas de mots suffisants pour décrire ce musée. On pourrait y vivre et je crois qu’il n’y aurait pas assez d’une vie pour saisir toute l’ampleur, la richesse de ce qu’il contient et emmagasine depuis ses quelque 150 ans d’existence. Le Victoria & Albert Museum est un must pour quiconque s’intéresse aux 2 000 ans d’histoire de l’humanité. L’exposition Sixties Fashion qui prenait l’affiche lorsque j’y suis allée avec une copine nous a fait pousser des oh! et des ah! de ravissement. Je vous le dit… il n’y a pas assez de mots pour suffire ici à la tâche…
Le palais de Kensington Eh oui! La maison de Diana. Mais saviez-vous que la reine Victoria y est née ? Qu’elle y demeurait avant Buckhingham ? Que l’aile est est habitée et que l’aile ouest sert de musée public depuis 100 ans ? Que l’aile est justement héberge les Prince et Princesse Michael De Kent, qui ont suivi Diana et Margaret, la soeur d’Elizabeth? Qu’il a été construit pour fournir aux têtes couronnées quelque part où prendre l’air frais du fait que Londres et donc, Buckingham étouffait sous la pluie éternelle de particules de suie qui sortait des cheminées de l’époque. Qu’on y retrouve la collection des robes d’apparât de Diana ? d’Élizabeth II ? La chambre de Victoria ? Mais il faudra y retourner en été, pour admirer les fabuleux jardins qui apparemment le parent, ce palais.
Preux chevalier dont le nom m’échappe complètement. Il attend sa lumière au coin d’une avenue bordée des grandes victoriennes kensingtoniennes de stucco blanc, demeures de la bourgoisie londonienne fuyant la puanteur et la saleté de Londres au tournant du 19e siècle.
Le British Airways London Eye et au loin de l’autre côté du Thames: Big Ben ! Situé sur la rive nord de la Tamise, le London Eye offre une vue époustouflante de Londres, à quelque 135 mètres de hauteur. Les cabines entièrement translucides, sont grandes et on peut s’y asseoir assez loin du “bord”. Avis à ceux qui comme moi ont le vertige. Pout tout voir d’un coup d’oeil…
Big Ben en personne ! Big Ben, c’est la cloche qui sonne, pas l’horloge, gentes ignorantes personnes, et pour un certain Sir Benjamin Hall, le responsable de la mise en chantier de ladite cloche. On devrait donc dire la “Clock Tower”.
Scupture de Alison Lapper enceinte – Trafalgar Square Cette superbe scupture, toute de rondeurs et blanche au milieu d’augustes pierres grises accroche les regards pendant de longues minutes. À première vue, on se demande. On pense à un animal. Femme. Mythique ? Une centaure, assise sur ses pattes de derrière ? Puis l’oeuvre s’impose, elle séduit et plaît aux sens. On ne sait pas encore le sérieux de l’affirmation qu’elle lance: le 21e siècle est celui où tous auront des chances égales.
Alison Lapper est née en 1965 sans bras dû au syndrome de la phocomalie, une maladie congénitale, sorte de pseudo-thalidomide. Abandonnée par ses parents, elle a passé son enfance en foyer pour handicapés. À 19 ans, elle jette ses prothèses. Aujourd’hui mère mono-parentale et artiste multi-média, ses oeuvres tentent de repousser les limites de la beauté pour y inclure les formes “infirmes”, comme elle. Comme la Venus de Milo. Sans bras, mais belle à mourir.
À 8 1/2 mois de grossesse, un ami sculpteur, Marc Quinn, lui demande de poser afin d’offrir au monde une autre vision de la féminité. L’oeuvre de 3.5 mètres de marbre blanc ne laisse personne indifférent. Controversée, elle passe toutefois le scrutin des autorités et autres bonnets conservateurs: on l’installe le 15 septembre sur le 4e socle du Trafalgar Square, face à la phallique colonne de Lord Nelson.
Le fils de Alison, Parys, est “normal”. Elle écrit, photographie, expose. À chacun sa victoire mon cher Nelson.
Le Gherkin, cornichon londonien Nouvel édifice à bureau dans le ciel londonien, sa forme suggestive lui aura causé qu’on l’affuble de plusieurs noms plus ou moins proprement érotiques. Le 30 St Mary Axe de son vrai nom de baptême compte pas moins de 5 500 panneaux de verre plat, en forme de pointe de diamant. Pour le restaurant ou le bar au 40e, le plus haut dans cette ville ? Seuls les locataires et leurs très honorables invités sont admis. Le building n’est pas accessible au public.
Le Tower Bridge Jusqu’en 1894, le London Bridge était l’unique pont joignant les deux rives de la Tamise. Mais déjà les embouteillages rendaient la vie des londoniens impossible. Piétons, cyclistes et conducteurs de voitures attendaient pour traverser pendant des heures. En 1876, la ville de Londres ordonna la construction d’un 2e pont: le Tower Bridge. Résultat: le plus perfectionné des ponts à bascule de l’époque. Divers incidents ont marqué son histoire, dont en 1952, un autobus qui, toujours sur le pont au moment où il commenca à lever, dut “enjamber” le vide entre les 2 pavés.
Plate-forme permettant de descendre vers la London Tower. La première pierre de ce complexe fut déposée au nom de Guillaume le Conquérant en 1078 qui ordonna la construction de la White Tower, vaste forteresse royale de pierre de Caen, dans le but de se protéger des anglais ! Ce cher William, normand d’origine, venait de se taper la conquête des anglais. Devenu roi d’Angleterre, il était semble-t-il devenu un peu paranoïaque.
Pas très réjouissante, la London Tower est un complexe de tours et forteresses qui a abrité de nombreux nobles et moins nobles, les uns décapités et les autres faits prisonniers pour félonies et autres haute-trahisons. On peut voir plusieurs inscriptions et plaques sculptées, grattées au fil de longues heures sombres passées derrière les épais murs de la tour. Anne Boleyn, femme d’Henri VIII, y a été décapitée. Quelques rois d’Écosse, Henri VI, roi d’Angleterre aussi. Plus récemment, Rudolf Hess, lieutenant de Hitler, y a été reclus pendant 4 jours et de nombreux allemands faits prisonniers pendant la dernière guerre.
Il pleut sur Londres et sur sa tour
Le Tower Bridge vu de la passerelle de la London Tower Des pierres et puis… des pierres
Beefeaters de garde au London Tower Chargés de jeter un oeil discret sur les allées et venues des visiteurs et nous servant de guide, les Beefeaters ou Yeoman Warders habitent avec leur famille dans les maisonnettes tout près des tours. J’espère qu’ils ne croient pas aux fantômes… Apparemment, la nuit, on peut voir Anne Boleyn errant sur la place portant sa tête sous son bras…
La première femme à être “intronisée” Yeoman Warder, Moira Cameron, l’a été en janvier dernier.
C’est pas parce qu’on rit… Quoique plus de tête couronnée n’y habite, la London Tower conserve son statut de résidence royale et est protégée en tant que telle par 2 sentinelles de la garde royale de Buckingham. Celui-ci “protège” l’entrée de la salle des joyaux de la couronne. Cela dit, rien de surprenant à ce qu’on ait plus d’une fois tenté de les voler, le poids en carat des rubis, saphirs et diamants des couronnes et sceptres pour toute occasion est effarant ! Quelques-unes des pièces les plus extraordinaires au monde s’y trouvent: Cullinan I et Cullinan II, les 2 diamants taillés les plus purs au monde de même que l’unique et très ancien Koh-i-Noor. Non, c’est pas drôle.
Petite moqueuse va !
Le London Dungeon: Enter at your peril ! Bof… fait très noir, sent pas très bon et fait pas très peur non plus.
1888 Whitechapel: Jack l’éventreur a encore frappé (London Dungeon)
Mystère des mystères, misère des misères, Scotland Yard et la Met de Londres se grattent toujours la tête pour élucider cette grande enigme. Jack the ripper est mort d’une petite mort tranquille, on le suppose, alors qu’il était toujours au large. Quelques suspects. Beaucoup de questions. Les meurtres horribles de 5 prostituées du east-end de Londres, égorgées, éventrées, continuent d’alimenter imagination et spéculations. Joignez-vous à la Metropolitan Police et cherchez vous aussi à épingler le coupable …

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