Ce sont des médecins ou des étudiants en sciences médicales, qui tous travaillent depuis plus ou moins longtemps ou ont récemment travaillé dans un hôpital du NHS (National Health Service).
Ces 8 personnes, actuellement interrogées par la police, sont toutes du corps médical. Quatre sont médecins, dont un neuro-chirurgien, celui-là même qui s’immolait au gaz après avoir engouffré une Jeep Cherokee dans la vitrine de l’aéroport international de Glasgow. Il travaillait au Royal Alexandra Hospital, l’hôpital de Paisley, près de Glasgow, où on le soigne d’ailleurs présentement.
Qui sont-ils ?
Ils ont entre 25 et 28 ans, viennent d’Iraq, de Jordanie, de l’Inde. Des jeunes docteurs auxquels on donne une chance de se faire une expérience en Angleterre. À date, ma petite expérience du système de santé britannique m’a permis de rencontrer des médecins, infirmières, réceptionnistes, assistants, etc. de toutes les couleurs et de tous les accents. C’est comme ça Londres, c’est un bouquet, c’est cosmopolite.
Et ils avaient obtenu tous les permis de travail nécessaires. Là n’est pas la question. Il n’y avait pas lieu de ne pas les admettre à la pratique: aucun antécédent, quelques-uns extrêmement “brillants” dit-on même, des gens que leurs voisins appréciaient, des modèles de rectitude sociale. “Tiens il y a un nouveau médecin à la clinique externe.” Pas plus que ça.
Et pourtant, pour peu que la preuve en soit faite, tous sont des extrémistes de l’Islam, en mal de donner une leçon à l’Occident.
Selon l’un de ses amis proches qui donnait une entrevue ce soir à BBC2, ce n’est pas tant les ravages de la guerre en Irak, son pays, qui ont radicalisé Bilal Abdullah, l’autre passager de la Cherokee de Glasgow, aussi médecin, spécialiste du diabète au Royal Alexandra Hospital. Ce serait plutôt un fanatisme religieux tel qu’il comprend de punir l’impiété des musulmans tièdes et bien sûr, celle de tous les autres non-praticants de l’Islam. Dr Abdullah ne fréquentait que des musulmans pratiquant la prière 5 fois par jour et qui fréquentaient la mosquée. Il ne mangeait pas dans un restautant hallal en particulier parce qu’il savait que le propriétaire ne pratiquait pas fort. Cet ami, lui-même musulman, ajoute que beaucoup de musulmans parlent de djihad, mais il ajoute qu’entre la parole et l’acte… Bilal Abdullah lui, ne parlait pas pour parler. Il a choisi d’agir.
Docteur ?
Ce sont tous des médecins ou des étudiants en sciences médicales qui ont eu accès à des moyens autrement moins bénins, faut s’entendre, que de faire exploser une voiture avec les moyens du bord. On pense aux produits biologiques, bactéries, virus dangereux ou plus simplement aux appareils de survie des soins intensifs. Puisqu’il s’agit de punir des innocents…
J’étais de ceux qui s’indignaient des difficultés faites aux diplômés étrangers par l’impérialiste Collège des Médecins. Aujourd’hui, je ne sais plus.
2 réponses jusqu'à présent ↓
Salette // juillet 5, 2007 à 2:38
troublant… ça se radicalise de tout bord tout coté.
As-tu entendu à propos des Jesus Camp aux ÉU?
Belle... // juillet 8, 2007 à 4:14
On sais plus à qui faire confiance…
Il faut se méfier de l’eau qui dors qu’on m’a toujours dit…
Entouka, un jour à la fois et il faut regarder, vivre et apprécier chaque petit bonheur quotidien…