Mia En Transit

Des épices au balcon

juin 29, 2007 · 2 commentaires

The Spice Girls in 1997 - © Neil Munns/PA Archive/PA Photos

Posh, Mel B, Mel C, Baby et Ginger… les 5 girly-girls, sensationnelles monitirices de showbiz pour fillettes, celles-là mêmes qui ont succédé à Barney, Passe-Carreau et Belle (la belle de la bête) et initié quantité de rejetonnes aux joies de la danse et autres jeux de grand charme sur tapis de salon… sont de retour !!

Auront-elles toujours la même “fraîcheur” ? Ça va être quoi le message ? L’amitié féminine transcende tout, vive les épices ?

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De retour dans quelques instants…

juin 27, 2007 · 6 commentaires

N’ajustez pas votre appareil. J’ai divagué, tergiversé, fait et re-fait le tour de la question. C’est bien beau la réalité mais… le virtuel, ça compte aussi, non ? Je me prépare donc soigneusement et je replonge. Bientôt. Dans quelques jours. Oui. Promis.

Plus le choix, Geneviève m’a «taguée». Je reçois la balle et m’élance de ce pas vers la recension de mes grandes et autres, moins durables peut-être, mais néanmoins marquantes, amours littéraires. Les kicks y seront et les one-night stands aussi.

Voici les grands titres du prochain épisode:

4 livres qui ont marqué mon enfance
4 écrivains que je relirais, encore et encore
4 écrivains que je ne relirai plus
4 livres à lire, en attente dans ma bibliothèque
4 livres que je suis en train de lire
4 livres que j’apporterais sur une île déserte

De retour dans quelques instants, donc. Le temps de revenir au U.K* et de m’asseoir devant ma bibliothèque pour refaire le parcours.

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* Je suis à l’étranger présentement, au Kanada, jusqu’au 30 juin…

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Au pays de Charles

juin 7, 2007 · 2 commentaires

J’ai une lubie depuis quelque temps. Une de mes bonnes amies québécoises, la plus athlétique des pédaleuses et monteuses de côtes au monde s’en vient chez-moi quelque part en septembre ou octobre et j’ai vraiment envie d’une fraîche virée dans la nature avec ma Diane préférée.

J’ai passé à Wales, pays de Galles, terre encore tout à fait mystérieuse pour moi ainsi que pour l’amie Diane, pays donc que nous pourrions sillonner pour notre plus grand bien physique et mental. Sans homme, sans enfant, sans chat ni chien. PARSONNE.

Qu’auriez-vous à  nous suggérer ?  Niveau mollo mais beau, donc pas trop difficile, j’aime gambader mais JE ne suis pas athlète. Y a-t-il des choses à savoir du genre gare à vous au risque de disparaître dévorées par je ne sais quel animal bizarre dans les Landes chargées de brumes… Ou des références incontournables ? Conseils d’amis ? À ne pas manquer de voir, goûter ou laisser faire ?

Deux femmes informées en valent plus qu’une!

Merci de votre attention.

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Paradis perdu

juin 6, 2007 · 4 commentaires

L’art fait réfléchir. Heureusement.

Auriez-vous déjà “visualisé” dans vos plus fous dérapages oniriques un Tony (Blair) et sa Cherie en Adam et Ève, humains déchus, nus au sortir du jardin de l’Eden ? Non, moi non plus. On aime plutôt jouer à Ken et Barbie avec les couples publics et je suis la première coupable de ne voir que le feu des médias, qu’il manipule très bien au demeurant, notre (leur) Tony Blair.

C’est pourtant bien cette vision du couple quasi aussi royal que la royauté elle-même qu’a eue l’artiste Michael Sandle. Une vision selon laquelle après avoir eu à portée de main toutes les possibilités, toutes les ressources, le futur ex-premier ministre et sa dame auront échoué au grand test de l’usage responsable du pouvoir. tony-cherie-in-sandles-triptych.jpg

Dépossédé, humilié et désormais “personna non grata“, le couple Blair est banni dans l’oeuvre de Michael Sandle, et apparait piteux sur le pas de la porte de la maison qu’il a occupée au cours des 10 dernières années. Tony et Cherie, couverts de honte et littéralement chassés de l’Eden a.k.a. du Number 10 (le 10 Downing Street, résidence officielle du premier ministre britannique).

Ce dessin réalisé au fusain occupera une place importante à l’intérieur de la très populaire exposition d’été de la Royal Academy of Arts qui débute lundi prochain. “There he was, elected by a huge majority, and he has allowed his vanity to destroy it all,” a dit Mr Sandle.

Sous forme de tryptique et représentant de chaque côté du couple la misère du peuple iraquien, l’artiste a voulu exprimer sa colère envers l’engagement de la Grande Bretagne en Iraq, l’ultime bévue, l’impardonnable décision de Blair et surtout, selon l’artiste de 71 ans, son impénitence, sa conviction profonde et obstinée d’avoir pris la bonne décision.

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3+2=8

juin 4, 2007 · 3 commentaires

Depuis quelques jours, je suis redevenue mère à fond. Je l’étais bien sûr, mère, avec ma plus jeune, Poulette, celle qui m’a suivie ici.  Et en trio, en incluant Ragazzo,  la tâche est simple: un-deux-trois, 3 assiettes, 3 couteaux, 3 fourchettes, 3 serviettes. La règle de trois. Simple comme un-dos-tres, do-re-mi, left-right-and-center, les trois-mousquetaires, la sainte-trinité, le je-trois-en-dieu.

Depuis mercredi dernier, nous sommes 5.  Et subitement, faut en faire 4 fois plus. Il se trouve que ces deux extras-là ne sont pas des oiseaux, mais plutôt deux grands organismes, en plein parachèvement de perfection humaine. Grande-poulette et Soccerboy sont parmi nous et “Mother” –comme se plaît à m’appeler ma Grande– touille la tambouille dans des chaudrons extra-larges, qualité restauration, pour la maisonnée.

Et le lavage… LE LAVAGE! Je ne vous repasserai pas la cassette des limitations de la laveuse-sécheuse intégrée…

Je ne ferai pas tout toute seule. No way, José.  Alors j’ai ouvert une “école de cuisine”, et vers les 17h30 j’enseigne la science de la pasta. Ma fille, étudiante en sciences, m’écoute perplexe. C’est gagné: elle tranche les oignons. Pendant que Soccerboy lave les citrons. C’est pas beau ça ?

Quel coup double !

Et ceci expliquera peut-être un peu de laisser-aller côté blogue… pendant que le bonheur s’installe à petite dose dans notre flat 5-1/2.

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Mary Queen of Shops

juin 1, 2007 · 7 commentaires

before-after_becky.jpg

On le sait, les make-overs sont à la mode: on démolit et on recrée; on colore et on coupe; on amincit et redécoupe; on jette à terre et on redessine… On aime ça. On redemande à voir le coup de masse dans le mur, les tonnes de poussière qui lorsqu’elles se dissipent laissent apparaître le profil rutilant d’une silhouette pétante de correctitude. Ça change le monde. Ça change la vie.

Les Anglais ne sont pas en reste ici. J’ai déjà mentionné l’obsession pour la propriété des britons, le pied bien ferme sur les échelons menant du townhouse-to-refurbish à la retraite dorée. lisa_mica_420×190.jpgDes dizaines d’émission de télé tapent sur le clou.

Côté beauté-canon, même chose. De “What not to wear” à “How to look good naked” (ben oui!), il n’y a rien que la rayure sur le long ou qu’un pigeonnant bien lifté ne peut pas faire.  T’as pas d’allure ? On va t’en fabriquer une.

gordon_doorway.jpgDe son côté, Gordon Ramsay, le Ô combien irrévérencieux et vociférant gourou de la haute-cuisine britannique version XXIe siècle, a déjà pris plaisir à aplatir comme des crêpes quantité de chefs, avec son émission-réalité make-over de restos (Ramsay’s Kitchen Nightmares).

En primeur cette semaine!

En primeur cette semaine à la télé: rien de moins que le make-over du highstreet* anglais.  Ou comment endiguer la déferlante des grandes mecques de la mode à bas prix (Primark, ASDA, …) qui en ce moment-même, fait dangeureusement giter les petites boutiques et leurs propriétaires. 

Et là, on touche à quelque chose de sérieux: La corde du local, du small is beautiful, de la mode avec un portasdm_468×472.jpgvisage, du coup de main personnalisé. Le côté humain, “organique”, du commerce collé à son milieu offrira donc résistance aux grands espaces dictateurs de tendances, anonymes et fabricants d’images à la chaîne. Tel est l’acte de foi de Mary Portas, a.k.a. Mary Queen of Shops.

Je dois avouer que j’aime l’idée. Le but est louable. Il ne s’agit plus tant de narcissisme et d’accumulation de noix dans les bajoues (Das Kapital). Il s’agit plutôt de revitalisation d’un gagne-pain et de lieux où trouver un contact humain. La Mary a beau avoir fait jaillir les larmes amères d’usage à un couple de boutiquiers déprimés de Brighton (village du sud, en bordure de la Manche), j’embarque. 

Sous des dehors de harpie détentrice de la science infuse du retail –madame dit elle-même que ce qu’elle ne connaît pas du shopping n’en vaut pas la peine– en dépit donc d’un ego gros comme un éléphant, Mary fait une belle oeuvre. Forte d’une expérience de plusieurs années comme “critique de boutiques”, métier qu’elle s’est créé de toutes pièces, conseillère très bien payée des grands (elle a remis Harvey Nichols, favori de Diana, sur la map!), elle s’est pourtant éprise du sort des plus petits. 

Marketing 101

Sa méthode est simple: connaît ton client (Know your tribes!). Mary a segmenté le marché en grappes d’acheteurs allant des fashionistas qui ne jurent que par le “as seen on the stars” jusqu’aux chercheurs d’aubaine de tout poil. Et elle se sert des 4P de Kotler et des concepts élémentaires de la différentiation. “Faites du shopping chez-vous une expérience unique”. C’en est assez du personnel trop occupé à placer son stock pour vous aider.

Son premier cas disais-je, se passe à Brighton. On apprend que le marché y est en grande partie composé d’étudiants en quête d’une allure originale, personnelle. On ne veut pas du Kate Moss, on veut du Moi. Mary déniche pour la boutique des designers anglais débutants, sans vitrine encore, et qui signent des trésors de vêtements extrêmement abordables, pleins d’originalité, uniques et exclusifs par définition. Les propriétaires de la boutique “trippent“ à fond et on voit l’excitation des premiers temps de la boutique prendre la place de la morosité et de l’anxiété face à l’avenir qui les rongeaient en début d’émission.

Trop près de l’arbre pour voir la forêt dans laquelle ils s’embourbaient, nos boutiquiers ont profité du coup de main et devraient s’en sortir. Voilà l’espoir qui revient. Ça fait du bien.

Franchement très original, Mia.  Comme pour tous les make-overs en fait.  Hmmm…  Oh well, à chacun son make-over favori je supppose…

Pour en savoir plus:

Retail Therapist, un article du Telegraph

Mary Queen of Shops, des images de l’émission de la BBC  

Shop! la chronique régulière de Mary Portas dans The Telegraph

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*Highstreet: rue principale, “grand-rue”

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Pourquoi. That is the question.

mai 30, 2007 · 6 commentaires

Je ne sais pas si ce sont les coups de barre dans toutes les directions que donne la météo ces jours-ci. Ou si le raz-de-marée des idées neuves, phénomène naturel au printemps, s’est soudain ravisé pour revenir déguisé en ras-le-bol (s’cusez l’esprit de bottine), mais il y a péril en la blogosphère !

Ces jours-ci je vogue d’un blogue favori à l’autre et quasi toutes –ben oui, presque toutes des filles– ont des doutes. Certaines ont même carrément décidé de larguer leurs claviers et de déposer la lourde chape qu’est devenu le sentiment de responsabilité envers leurs lecteurs-lectrices.

Bloguer n’est pas qu’exaltant, intéressant, surprenant, calmant, réjouissant et parfois même, thérapeutique pour sa blogueuse. Bloguer est exigeant.

Ça demande une certaine loyauté à une forme, une façon d’être, une régularité.  Tu ne peux quitter la scène sans qu’on s’inquiète. Et tu t’inquiètes aussi quand un/une favori/te ne répond plus depuis un moment. Et d’être assidûe, loyale envers une sorte d’idéal commun, de ton, de langage, tout mouvants qu’il soient, a quelque chose de contraignant à la longue, faut bien l’admettre. 

Encore plus quand on ne peut mettre de visage à ceux qui peuplent les coulisses, dans la section commentaires. L’écrit pour autant qu’il permet de repérer et d’ancrer les atomes crochus, présente éventuellement ses limites. On finit inmanquablement par se répéter et les relations par manque de substance, s’usent. Et on finit par voir du vide par endroit.

Alors il faut fermer tous les boutons pour laisser au désir la chance de revenir.  Ça prend de l’espace, de l’oxygène, comme pour une flamme. C’est délicat, fragile, tout ça.  Mais nécessaire.

Je blogue et pourquoi le fais-je. Hmmm… Parce que de croiser tant d’inconnu(e)s m’émerveille encore ? Parce que la puissance du web pour gommer les frontières et sans cesse créér de nouvelles toiles me séduit toujours ?  Toc-toc, qui est là ? Le web est encore magique.  Écrire m’aide à me connaître et à connaître les autres.  Comme un passage, une station, un transit vers autre chose ? Peut-être. Sûrement.

Et puis quand écrire n’est pas ton métier, il y a bien sûr d’autres fers à battre… Reste que bien égoïstement, et pour un bon bout de temps, je sentirai avec regret qu’il manque quelques personnes à table.

Au revoir Caroline à Londres.  Au revoir Blue. Snif…
carolines-last-message.jpg

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Chéri, c’est moi…

mai 24, 2007 · Laisser un commentaire

Climbing Mount EverestÇa y est. Finie la sainte paix, plus moyen, plus jamais.

Cette semaine, le 21 mai précisément, au sommet de l’Everest -on parle pas du Mont-St-Bruno ici, on parle de 29 035 pieds d’altitude durement gagnée- un alpiniste anglais a pu téléphoner chez lui grâce au nouveau relais terrestre de China Telecom, la grande société de téléphonie chinoise,  et parler à sa conjointe entre 2 bouffées d’oxygène dilué. 

On pouvait apparemment aussi entendre le grand vent qui balaie le plus haut sommet des Himalayas…

Ah oui, pendant que t’es là, n’oublie pas de me rapporter du pain en redescendant…


Source: http://encarta.msn.com/media_461578608_761573695_-1_1/Climbing_Mount_Everest.html   Photo: Scott Fischer/Woodfin Camp and Associates, Inc.

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L’oiseau

mai 23, 2007 · 4 commentaires

pison.jpgVous souvenez de la chanson de René Simard… ben j’vais pas vous la chanter !

Je veux parler de MON oiseau dans MON square qui chante au moment où j’écris ces lignes. Il siffle comme un fou, complètement perdu sa petite tête de petit oiseau. Il s’élance des fois tellement que je me dis: il va se casser la gueule. Mais non, il atterrit sur ses pattes, toujours, sur une belle finale en trémolo.

Je n’ai jamais entendu un oiseau pareil. Il vous pépie ça mes amis. Quand il part, “y’écrase ça fin”, comme dit mon père, avec son petit gosier. Aucune parenté avec la corneille qui chaque matin me réveillait quand j’habitais sur le Plateau.

Doivent être jalouses les corneilles, quand on y pense. Rien eu de joli, tout au petit oiseau !

Tout petit, il gazouille. Comme un enfant. Je l’ai déjà dit, sa verve est tellement belle qu’il donne envie de l’écrabouiller un peu, comme quand on perd la tête pour son bébé.

Jamais vécu ça pour un oiseau. Ouf, quel printemps ! Un blind date tous les jours.  Je l’imagine seulement. Je ne l’ai jamais vu.
:) )))

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Ma foi du bon dieu

mai 22, 2007 · 7 commentaires

vatican_bbc_panorama.jpgJ’ai grandi sous Jean XXIII, pape rondouillet, cheveux blancs, crosse d’or, responsable du grand Concile, héros lumineux de mes maîtresses d’école, avec et sans voile, et du beau vicaire de ma paroisse.  J’ai fait mes mois de Marie comme une dévote obstinée, sept heures moins quart tous les matins, en route vers l’église pour la messe et l’ajout d’un collant à côté de mon nom sur la pancarte du mois de mai de ma classe.  J’ai déjà gagné.

J’ai lu et relu la vie de Ste-Odile, un livre album comme ceux de Tintin, tout en images et nuances de bleu et surtout déchirant de pauvreté, d’abnégation et d’exaltation mystique. Odile a eu les stigmates. J’ai cru que j’allais prendre le voile aussi pour tendre à la perfection de la béatitude.  Dans la lumière infinie.

Ça fait longtemps tout ça. Aujourd’hui j’ai deux filles, baptisées. Je me suis mariée une fois. Puis divorcée. Et je ne manque presque jamais la messe de minuit en grégorien que chante mon père avec sa chorale. Voilà pour la pratique.

Fallait bien qu’un jour j’en vienne à prendre froidement la mesure de la solidité de mon enracinement catholique.  Au fil du temps, j’avais évité la question, éludé le questionnement qui vient avec la question, escamoté les réponses possibles. J’avais d’autres chats à fouetter que… les prêtres lascifs et moinesses détraquées de mon Église.

santoro.jpg Ce matin, en faisant mon tour quasi quotidien des environs de la BBC-News, je m’arrête à la station Europe et m’accroche les pieds dans le dossier sur la colère du Vatican et les invectives du comité de révision du contenu des émissions de la RAI (réseau de télévision italien) contre la diffusion du reportage de la BBC, Sex Crimes and Vatican, sur Rai2 dans le cadre de l’émission AnnoZero du journaliste Michele Santoro.

Bon, les enfants de Duplessis, les scandales plus ou moins étouffés des frères Matamain… on connaît. J’ai vu et j’ai bien sûr compati avec les victimes et me suis révoltée avec elles. Ce qui est curieux, c’est que tout ça se soit passé sans que soit ébranlé, ou si peu, mon empotement dans la terreau catholique. Il y a des erreurs, me disais-je. Grossières, mais des erreurs humaines. Le célibat et le voeu de chasteté ne va pas à tout le monde et l’enfermement peut détraquer son curé.  Il y a des malades chez les prêtres comme dans le reste de la population. On ne parlait pas de “ça” à l’époque de mes parents. On n’en parlait pas beaucoup plus jusqu’à ce que Jeanette en parle. Abject, affreux, un immense désastre psychologique.

Mai bon, c’est dit, sorti de l’inconscient collectif, c’est fini maintenant.

Et bien NON, ce ne l’est pas. Et ce n’est apparemment pas à la veille de l’être. Si le coeur vous en dit, visionnez ce reportage de 39 minutes de l’émission Panorama de novembre dernier: Sex Crimes and Vatican. Vous tomberez en bas de votre chaise.

Peut-être qu’un grand pan de vos croyances s’écroulera d’un coup. Que la machine à questionnement et la vigilance qui s’ensuit se mettront comme pour moi en branle et que vous ne verrez plus jamais les choses, ou du moins le Vatican, de la même façon… Et peut-être que non. Peut-être que le Vatican en a fait des choses depuis. On ne sait pas trop. Mais les Italiens veulent le voir, chez-eux, ce document. Et c’est justement de ça qu’il est question finalement: la liberté de parole, de choix. Le droit d’être à la même page que ceux qui “savent” ou ont vu.

J’ai écouté RAI2 aujourd’hui et on parle que le temps de remettre les longs nez à leur place, on diffusera si ce n’est ce jeudi alors jeudi de la semaine prochaine. Pour le plus grand bien de la démocratie italienne, je crois.
sexabuse_panorama.jpg

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